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Conférence i-Gaming : un avenir pour les jeux de casino en ligne en France ?

1 novembre 2010 - 10:50:50
igaming business france

Depuis cet été, la plupart des jeux d’argent en ligne sont légaux au sein du territoire français. Toutefois, certaines questions restent largement en suspense. En effet, la loi actuelle est-elle avantageuse vis-à-vis des consommateurs ? Les jeux de poker et de paris sportifs sont certes légalisés, mais qu’en est-il des divertissements de casino en ligne ? La conférence i-Gaming de Monte Carlo, qui s’est déroulée pendant le mois d’octobre, a permis de donner des éléments de réponses à la plupart de ces interrogations. Au centre du débat demeure les taxes imposées par le gouvernement français, les limites de paiements adoptées et l’exclusion concrète de certains jeux.

Nous dirigerons tout d’abord notre regard sur les opérateurs de jeux en ligne autorisés à fournir leurs prestations en sol français. La loi stipule que ces derniers doivent céder près de 40% de leurs revenus annuels à l’état. Les opérateurs sont imposables de ce même pourcentage. Ils perdent donc cet argent sous la forme de prélèvements. « Il y en a un peu marre de ces taxations », râle sans frémir M. Zerah, directeur général de la société 888 Holdings. Du côté de Chili Gaming, même réaction : « Ces taxes font mal, elles sont douloureuses », nous confie M. Alexandre Dreyfus, président de la société dédiée au poker en ligne. « Mais bon, on ne sait jamais, le marché français a la possibilité de croître et de produire des retombées positives sur le long terme ».

Deuxième source évidente de plainte, le taux de redistribution des institutions en ligne, qui est fixé à 85 pourcents. Cette limite de paiement est convenable à première vue car elle cherche à minimiser les comportements de jeux abusifs, jugés irresponsables. « C’est aussi un bon moyen de préserver l’économie locale », ajoute un membre de l’ARJEL (Autorité de Régulation des Jeux en Ligne). « Nous voulons que les joueurs évitent de jeter leur argent par les fenêtres. Les jeux en ligne doivent être un divertissement, pas une addiction ».

Or, du côté de Mangas Gaming, de telles affirmations sont « erronées ». M. Tarquin Henderson a démontré que ce raisonnement n’était pas infaillible : internet constitue une ressource tellement gigantesque qu’il est impossible de gérer entièrement l’application des retours de paiement. Si le joueur veut véritablement percevoir un taux de redistribution plus significatif, il y parviendra en sollicitant les services de jeux en ligne qui ne respectent pas ces règles. La loi française, en effet, ne protège que les joueurs qui jouent en France. « De plus, il est inacceptable que le joueur en ligne français moyen perde autour de 110€ par mois. La loi n’est pas à l’avantage du client ».

Enfin, la dernière problématique concerne les jeux de casino en ligne, qui, contrairement au poker et aux paris sportifs, ne sont pas autorisés en France. Les critiques expriment le désarroi des opérateurs. Une telle interdiction ne protège pas les consommateurs, telle qu’est est censée le faire, mais elle les met plutôt en danger. « Encore une fois, si les joueurs français ne peuvent pas s’adonner à des jeux de casino en ligne en France, ils iront voir ailleurs ». Les casinos illégaux opérant sur le marché est un autre problème d’envergure et les opérateurs assignés à proposer leurs offres en France se plaignent d’une concurrence déloyale. Ne serait-il pas temps de légaliser les jeux de casino en ligne dans notre pays ?

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