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L’Université d’Harvard publie une nouvelle étude sur le jeu compulsif

Yannick Martial 26 juillet 2011 - 14:17:26
dependance jeu internet

Les jeux d’argent en ligne semblent être des mots tabous depuis la fin de l’année 2008 et le début de l’année 2009, les actualités mentionnant de nouveaux cas pathologiques étant de plus en plus abondants. La véritable question qu’il faut se poser est toutefois de comprendre si le jeu compulsif peut être considéré comme une réelle addiction ? Les jeux d’argent en ligne sont-ils autant nocifs à la santé des individus que l’alcool ou la drogue ?

Les jeux d’argent en ligne et Internet ne sont pas une menace

Un universitaire réputé d’Harvard a justement tenté de répondre à cette question. Howard J. Shaffer est un expert des problèmes d’addiction liés au jeu. Ce dernier a publié avec son collègue Ryan Martin les résultats d’une étude entreprise depuis la fin de l’année dernière : Disordered Gambling: Etiology, Trajectory and Clinical Considerations qui est apparu dans la revue annuelle du magazine médical Clinical Psychology. Les conclusions de leur étude conjointe démontrent que l’incidence des problèmes de jeu compulsif a diminué et que les jeux de casino et de poker en ligne ne sont pas des facteurs pathologiques. On peut notamment consulter les résultats de cette étude dans l’un des exemplaires du Chicago Tribune qui est paru ce mois-ci.

Ces trente-cinq dernières années, il y a eu une augmentation impressionnante des activités de jeux d’argent dans les casinos terrestres. Cependant, l’incidence du jeu excessif a diminué de 0,7% à 0,6% en 2010. Shaffer confie au Chicago Tribune que les jeux d’argent représentent pour une grande partie de la population américaine un passe-temps ludique tout à fait contrôlable. Shaffer a aussi contredit les critiques des politiciens et lobbyistes anti-jeux d’argent en ligne qui dénoncent les risques d’un marché préjudiciable et capitaliste. « Les individus qui misent de l’argent sur Internet jouent modérément. Ils alternent toutes les semaines et remplacent leur passe-temps virtuel pas une activité en extérieur ».

L’exposition aux jeux d’argent virtuels n’est pas un risque

Shaffer a également révélé que l’exposition directe ou indirecte aux jeux d’argent sur Internet n’était pas une preuve d’un futur risque d’addiction. En effet, seulement 1% de la population mondiale qui a pour passe-temps un jeu d’argent s’est reconverti sur Internet. Il n’y a donc aucune preuve formelle du risque potentiel que représentent les jeux de casino vis-à-vis de la santé des usagers. Aux Etats-Unis, uniquement 0,6% des joueurs sont considérés comme porteurs d’une pathologie liée aux jeux d’argent.

La récente étude de Shaffer et Martin vient s’ajouter à la collection déjà très riche de dossiers portant sur le jeu excessif aux États-Unis et dans le monde. Ces documents permettent aux psychothérapeutes d’effectuer un meilleur diagnostic et de prescrire un traitement plus adéquat. Mais ces études ont également une autre utilité : développer une opinion beaucoup plus neutre sur les questions d’addiction aux jeux d’argent en ligne, qui serait basée sur des faits scientifiques, loin de l’avis des politiques et de la rhétorique émouvante des lobbyistes anti-casinos en ligne.

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