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L’ARJEL répond sur l'épineuse question des jeux d’adresse

Tracy Neeworth 27 janvier 2012 - 21:06:09
L’ARJEL répond sur l'épineuse question des jeux d’adresse

Les jeux d’adresse, plus couramment appelés skill games, sont en ce moment fortement polémiqués en France. François Trucy, membre du sénat, avait d’ailleurs publié l’été dernier une question au Journal Officiel concernant le sort de ces divertissements spécifiques. Le président de l’Autorité de Régulation des Jeux en Ligne (ARJEL), M. Jean-François Vilotte, est revenu sur cet article.

Le sénat en faveur des jeux d’adresse

D’après M. François Trucy et le sénat, les divertissements d’adresse, ou skill games, sont des jeux faisant appel à certaines compétences telles que la logique, la mémoire ou encore l’habileté. Ce genre de divertissement n’entrerait par conséquent pas du tout dans le champ d’Action des jeux d’argent tel que le définit le texte du douze mai 2010. En effet, l’article 2 de la loi précise qu’un jeu de hasard est avant tout un jeu d’argent où le hasard prévaut sur les qualités et l’habileté du joueur.

« M. François Trucy et le reste des sénateurs ont du mal à comprendre pourquoi les jeux d’adresse ne sont toujours par autorisés au jour d’aujourd’hui».

Pourtant, M. François Trucy et le reste des sénateurs ont du mal à comprendre pourquoi les jeux d’adresse ne sont toujours par autorisés au jour d’aujourd’hui. La probable raison de cela est le caractère malheureusement payant des jeux d’adresse en France, qui constitue indirectement une forme de loterie interdite et illicite si l’on se réfère au texte de loi publié le 21 mai 1836.

L’ARJEL appuie à nouveau son interdiction

A l’occasion de la réception qui a donné suite aux vœux de l’Autorité de Régulation des Jeux en Ligne, son président, M. Jean-François Vilotte, tint à s’expliquer sur le sort des jeux d’adresse. « Il semblerait que quelques opérateurs aient pensé pouvoir se libérer des contraintes de la loi du 12 mai 2010 en mettant en place sur leurs sites des jeux d’habileté aussi appelés skill games. Nous tenons à rappeler que ces jeux sont interdits en France, comme l’indiquent les textes des lois du 21 mai 1836 et du 12 juillet 1983 au sujet des jeux de hasard. Une codification de ces lois devrait peut-être être mise en place pour éviter toute confusion ».

Le président de l’ARJEL a aussi exprimé qu’un rapport serait publié dès le mois prochain au sujet des modalités des jeux d’adresse, conformément à une mission qui lui a été donnée par le Ministère des Finances. Jean-François Vilotte a terminé son discours en réexpliquant que l’ensemble des jeux payants autres que le poker en ligne et les paris sportifs étaient interdits en France. Enfin, il a appuyé un deuxième argument concernant la sincérité des jeux de pure adresse sur Internet, soulignant qu’il était impossible de la mesurer du fait de la possibilité de créer des mécanismes robotisés et autres systèmes automatisés.

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