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Le taux de fréquentation des casinos suisses est en chute libre !

Melissa Herrera 19 mai 2011 - 13:40:41
Le taux de fréquentation des casinos suisses est en chute libre !

Rien ne va décidément plus dans les casinos terrestres européens, qui ne cessent de voir leur taux de fréquentation et leur produit brut diminuer de jour en jour. Notre voisin suisse est lui aussi très nettement affecté par la flagrante diminution des visites enregistrées au sein d’établissements de jeux en dur.

La loi anti-tabac comme cause majeure

Il apparaitrait que les gérants de casinos suisses se lamentent de la baisse du taux de fréquentation depuis que leur gouvernement a proclamé une loi anti-tabac, à l’instar de la législation adoptée en France le 1er janvier 2008, qui interdit la consommation de cigarette dans les lieux publics et dits de « convivialité », tels que les cafés, les hôtels, les restaurants, les discothèques et bien-sûr les casinos. La Suisse subit les conséquences d’un décret similaire depuis le 1er mai 2010.

Il faut souligner que la Suisse est un pays de jeu et que la croissance des activités de casino a toujours été revue à la hausse avant le passage à la loi anti-tabac. « On était toujours en croissance de 1 à 2% annuels », explique M. Gilles Meillet, qui n’est autre que le Directeur Général des Opérations à l’International pour le Groupe Lucien Barrière. Toutefois, le paysage des jeux de casino est à présent bien terne si l’on s’attache aux PBJ enregistrés à l’échelle régionale dans ce pays. Le canton de Schaffhouse, situé dans le nord de la Suisse et transfrontalier avec l’Allemagne, est profondément meurtri par la loi anti-tabac. Preuve en est, son produit brut des jeux a chuté de 20% depuis l’année dernière.

La faiblesse de l’euro comme autre raison

« Le quart de cette baisse est en raison à la faiblesse de l’euro », commente M. Fabrizio Barozzi, Directeur du plus important casino Partouche de Suisse, situé à Genève. La forte concurrence des casinos français, le taux d’imposition trop important et la crise financière sont d’autres raisons qui expliquent le déficit des établissements de jeux terrestres helvétiques. La Suisse compte une vingtaine de casinos dont les jeux de machine à sous représentent 80% du produit brut des jeux total, pour une moyenne de 650 millions d’euros par année.

« L’euro est trop faible et les étrangers n’ont plus envie de faire le déplacement en Suisse pour s’amuser, ce qui est compréhensible. Ajoutez à cela le coût des amendes que l’on vous inflige si vous fumer à l’intérieur d’un établissement de jeu, vous voyez qu’il y a suffisamment de raisons pour ne pas jouer dans les casinos suisses ! ».

Les casinos suisses, non-fumeurs depuis près d’un an, subissent donc une diminution drastique de leurs activités. Mais cela n’est-il pas également le cas de la France ? Les casinos des groupes Barrière et Partouche, ainsi que les nombreuses petites maisons de jeux indépendantes voient leur produit brut des jeux chuté de jour en jour. Il faut aussi souligner le fait que les opérateurs de jeux en ligne représentent des concurrents difficilement détrônables. La diversification des activités de jeux sur le web incite les adeptes des casinos à rester chez eux, ce qui ne profite logiquement pas aux établissements en dur. Rappelons qu’en Suisse et ailleurs, les casinos ne sont pas les seuls à subir une telle baisse du taux de fréquentation : les bars et discothèques traversent eux aussi une période très difficile.

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