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Londres capitale du jeu en ligne le temps d’un week-end

Tracy Neeworth 1 février 2011 - 18:51:03
londres conference affiliation

Il s’est déroulé ce week-end un événement très attendu parmi les adeptes du jeu en ligne puisque la capitale londonienne accueillait le plus grand salon des jeux en ligne à l’échelle planétaire. Les principaux acteurs des casinos, salles de poker et des paris sportifs se sont retrouvés à l’occasion des London Affiliate Conference (LAC) afin d’échanger leurs idées, de participer à des débats ou encore de converser sur les divergences règlementaires établies dans chacun des pays autorisant les activités de jeux en ligne dans leur territoire.

Si les représentants du jeu en ligne français étaient au rendez-vous –et notamment des enseignes qui ont fait en sorte de montrer toute leur visibilité pendant l’année comme Unibet ou PKR, d’autres futurs nouveaux acteurs ont aussi pointé le bout de leur nez. Chacune des principales sociétés de jeux d’argent en ligne disposaient de leur stand au cours de l’événement, dans un salon incroyable qui aurait réuni plus de 500 000 visiteurs à l’occasion d’un court week-end du 27 au 29 janvier.

Mais il faut savoir que les opérateurs de jeux en ligne ne proviennent pas seulement des Etats-Unis, d’Angleterre, de France, d’Italie ou d’Allemagne, qui sont pour le moment les principaux pays ayant répondu plus ou moins favorablement au développement d’un secteur parfois considéré comme périlleux et préjudiciable. D’autres opérateurs proviennent d’Afrique du sud, d’Australie – c’est notamment le cas de Melco Crown Entertainment qui a remporté l’IGA du meilleur opérateur en Asie/Océanie, de Malte ou encore de Chypre. Mais il y a aussi eu des absents notables à cet événement. Nous citerons l’exemple de Winamax, qui n’a pas jugé bon de venir donner son point de vue sur le sujet.

Parsemée de soirées festives diverses et variées, le London Affiliate Conference a aussi mis en évidence quelques réunions de travail pendant lesquels les responsables d’affiliations et les affiliés ont eu l’occasion de discuter de leurs affaires en commun, des taux de rétention, de leurs compétences ou encore de futurs partenariats en cours.

Si l’événement qui s’est tenu à Londres démontre à quel point les pays Anglo-saxons sont aptes à faire fructifier un marché des jeux en ligne aussi bien prometteur que novateur, il pointe aussi du doigt les inepties législatives de certains pays qui ne semblent pas en mesure de comprendre les enjeux d’un tel marché. La France en fait naturellement partie. En effet, Le pays tricolore ainsi que l’Italie et l’Allemagne semblent préoccuper les opérateurs du fait du lancement plus que tardif des jeux de casino en ligne. En effet, aucune mesure législative n’a encore été prisé à ce sujet jusqu’à aujourd’hui.

Si l’ARJEL (Autorité de Régulation des Jeux en Ligne) parait se féliciter des chiffre générés en 2010 – les activités de Poker ayant rapporté gros à l’Etat mais laissant certains opérateurs dépourvus de moyen avec un prélèvement des revenus de 40 pourcents, ses faits et gestes semblent quelque peu paradoxaux. L’Etat Français se comporte comme un gendarme à travers l’ARJEL alors qu’il est aussi actionnaire auprès de la FDJ et de PMU. De même, certains opérateurs ont pu accéder à un cahier des charges bien avant d’autres, mais en fonction de quels critères ? Quels ont été les modes de sélection de ces opérateurs ? Pourquoi si peu de transparence ? Nous aurons peut-être la réponde au courant de l’année, puisque notre capitale, Paris, devrait elle aussi prochainement accueillir un événement du même type.

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