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Un casino allemand restitue une œuvre d’art aux héritiers de Max Stern

Yannick Martial 19 novembre 2011 - 12:16:40
max stern heritier

Une nouvelle insolite nous est parvenue d’Allemagne. Un casino national aurait restitué une toile de maître aux héritiers de Max Stern, artiste qui était également propriétaire d’une grande galerie d’art à Düsseldorf. L’échange aurait eu lieu le 25 octobre dernier.

Un objet de prestige

« Le casino allemand a retrouvé cette toile accompagnée d’une photographie en noir et blanc de Max Stern ainsi que d’une lettre qui lui était destinée. La direction de l’établissement a par conséquent décidé de la remettre à ses descendants ».

Un cercle de jeux allemand dont nous ne connaissons pas l’identité exacte a remis aux héritiers de Max Stern une pièce de collection sur laquelle figure les maîtres de la guilde des orfèvres d’Amsterdam. Cette toile fut achevée en 1701. Peinte par l’artiste néerlandais Juriaen Pool II (1665-1745), l’œuvre est dorénavant présentée dans les vitrines du Musée d’Amsterdam. C’est également là qu’avait été construit l’orphelinat dans lequel Juriaen Pool II avait passé une bonne partie de son enfance.

La toile est un véritable objet de prestige, témoignage de l’histoire. Elle aurait disparu de la circulation pendant 75 années, après avoir été condamnée à l’oubli par les dirigeants nazis durant l’avènement d’Hitler. Le casino allemand a retrouvé cette toile accompagnée d’une photographie en noir et blanc de Max Stern ainsi que d’une lettre qui lui était destinée. La direction de l’établissement a par conséquent décidé de la remettre à ses descendants.

Une toile controversée

oeuvre art max sternLes maîtres de la guilde des orfèvres d’Amsterdam (1701)

Mort en 1987, Max Stern avait été forcé pendant le nazisme de fermer sa galerie d’art et de vendre l’ensemble des œuvres qui figuraient dans la maison allemande Lempertz. La gestapo semait la panique pendant les années 1930 et Max Stern n’eut d’autre choix que de tout abandonner en 1937. Pendant une courte période eut lieu la vente de milliers de toiles et de structures que l’on appela la « vente des juifs ». Le casino allemand eut l’occasion d’acheter l’œuvre de Juriaen Pool II à la fin de la Seconde Guerre Mondiale.

Max Stern déserta l’Allemagne pour se réfugier en Angleterre, à Londres. Il s’établit plut tard à Montréal où il poursuivit son projet de gallerie d’art. En 1947, lui et sa femme Iris finirent par ouvrirent un nouvel établissement qui existe toujours aujourd’hui. Il décéda à Paris en 1987, laissant derrière lui trois cessionnaires : les universités Hébraïque de Jérusalem, Concordia et de McGill, à Montréal. Depuis 2004, ces trois facultés recherchent activement le reste de l’ouvrage de Max Stern. Plusieurs toiles seraient encore éparpillées partout à travers le monde.

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