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La Commission des Jeux du Royaume-Uni en charge du dossier « social gaming »

Tracy Neeworth 14 juin 2012 - 16:49:02
gambling commission

Le secteur des jeux de casino terrestres et celui des paris en ligne tendent à trouver une certaine convergence ces derniers temps. Alors que les opérateurs leaders du marché iGaming ont annoncé vouloir investir dans le jeu social, plusieurs sociétés offrant des divertissements pour des sites de réseaux sociaux souhaitent dorénavant intégrer le marché des jeux de casino sur Internet. La Commission des Jeux du Royaume-Uni est d’ailleurs en charge du dossier « social gaming » et devra étudier la possibilité de délivrer des licences aux opérateurs concernés.

Les jeux sociaux sont-ils des jeux d’argent ?

Selon M. John Travers, l’un des membres du comité présidentiel de la Commission des Jeux du Royaume-Uni, les jeux sociaux que l’on peut trouver sur des sites comme Facebook rendent floue la barrière qui sépare les jeux d’argent réels et les autres. La véritable question que l’on doit se poser, si l’on en croit les propos de M. Travers, c’est de tenter de comprendre si les jeux sociaux sont bien des jeux d’argent.

« La véritable question que l’on doit se poser, si l’on en croit les propos de M. Travers, c’est de tenter de comprendre si les jeux sociaux sont bien des jeux d’argent ».Techniquement parlant, les jeux exposés sur les sites de réseaux sociaux requièrent l’achat d’une monnaie virtuelle, laquelle permet d’acheter des cadeaux pour ses amis ou tout simplement d’avancer davantage dans le jeu. Mais cette monnaie virtuelle n’est-elle pas un moyen pour les opérateurs et fournisseurs de contourner la définition légale du terme « jeux d’argent réels » ? Cela a même permis à ces derniers de fuir l’attention des régulateurs américain et britannique. Et pourtant, il faut savoir que la réalité du « social gaming » est différente de ce qu’il n’y parait. Les usagers achètent certes de l’argent virtuel, mais ils le font avec de l’argent réel. Par la suite, ils peuvent même encaisser les points remportés dans leur vie de tous les jours. Des rapports ont même démontré dernièrement qu’il existerait un marché noir dans lequel les joueurs peuvent échanger leurs gains virtuels contre de l’argent réel !

Le « social gaming » : beaucoup d’argent de gagné… et de perdu !

Les sites de réseaux sociaux rapportent aujourd’hui des millions de dollars. Facebook, site leader à l’échelle internationale, vaut quant à lui plusieurs milliards de dollars ! Le seul problème est que des mineurs âgés de moins de 13 ans peuvent s’inscrire facilement sur les sites de réseaux sociaux. Par ailleurs, on peut constater qu’il y a une réelle prolifération des jeux de casino sur ces sites-là, ces derniers étant accessibles à n’importe qui, notamment aux jeunes personnes. Force est d’admettre que la frontière bien floue qui réside entre le « social gaming » et les jeux d’argent est difficilement décryptable.

Il faut savoir que les effets du « social gaming » sur les mineurs sont désastreux. Dernièrement, à Liverpool, en Angleterre, un écolier a appris à jouer au poker en ligne à travers un site de réseau social très populaire. Il a d’ailleurs fait mauvais usage de la carte de crédit de son père, dont le compte a été débité de la copieuse somme de 7 000 livres sterling ! Eh oui, ça doit faire très mal…

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