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Le Conseil Entrepreneurial du Jeu espagnol contre la légalisation des machines à sous en ligne

Yannick Martial 21 février 2014 - 05:01:57
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Dans le cadre de la réforme sur la loi portant sur les jeux d’argent en ligne en Espagne, Le Conseil Entrepreneurial du Jeu (CEJUEGO) a manifesté son opposition devant le projet de régulation des machines à sous virtuelles soumis par la Direction Générale d’Ordonnance du Jeu (DGOJ), projet qui a d’ailleurs fait l’objet d’un débat politique hier. Le CEJUEGO dispose d’arguments solides pour empêcher la légalisation de tels jeux sur l’internet espagnol. Les opérateurs privés sont prévenus.

CEJUEGO s’oppose à la légalisation des machines à sous virtuelles

CEJUEGO s’est montré fermement réticent à l’idée de réguler les jeux de machines à sous sur internet en Espagne. Dans un communiqué que le Conseil Entrepreneurial du Jeu a adressé à la DGOJ, la présidence du conseil estime qu’un tel projet « serait énormément nuisible pour le secteur des jeux de hasard dans son ensemble ». En effet, selon CEJUEGO, les quelques 190 000 bandits manchots implantés en Espagne, qui sont répartis dans plus de 100 000 bars, 2 200 salons de jeux et 350 salles de bingo, constituent deux-tiers des revenus du marché, soutiennent quelques 80 000 emplois et sont indispensables au Trésor Public puisque pas moins de 700 millions d’euros annuels sont générés sous la forme de taxes grâce à eux.

« La première à faire les frais de cette légalisation sera l’industrie nationale de fabrication de machines à sous. Toutes les entreprises devront faire face à une baisse de leurs revenus et cela affectera aussi les bars, restaurants et établissements proposant des bandits manchots ».

M. Alejandro Landaluce, le président général du conseil, a assuré que l’approbation du projet de libéralisation des machines à sous en ligne de la DGOJ créerait une compétition déloyale et insurmontable pour les opérateurs de jeux de casino terrestres, qui sont régulés et contrôlés de manière stricte par les Communautés Autonomes du fait de la volonté du gouvernement de garantir des jeux sains, sécurisés et responsables aux consommateurs et citoyens espagnols. « Si le projet de la DGOJ est retenu, les jeux de casino en ligne, qui offriront des prix largement supérieurs à ceux de leurs cousins en dur, cannibaliseront le marché des jeux de hasard terrestres de façon inéluctable, causant ainsi d’énormes préjudices à ses acteurs. La première à faire les frais de cette légalisation sera l’industrie nationale de fabrication de machines à sous. Toutes les entreprises devront faire face à une baisse de leurs revenus et cela affectera aussi les bars, restaurants et établissements proposant des bandits manchots », a très justement prévenu M. Alejandro Landaluce.

Un projet de divergence plutôt que d’harmonisation

M. Alejandro Landaluce a également soutenu que le fait que la DGOJ voulait entamer une régulation des machines à sous en ligne était un contre-sens car ce projet ne contribuerait en rien à l’harmonisation des canaux présentiels et en ligne, comme le prévoit pourtant l’article 35 de la loi qui régule le marché des jeux de hasard en Espagne. A noter que le projet de régulation a été débattu mercredi 19 février par le Conseil Politique des Jeux, qui est composé de plusieurs représentants des gouvernements central et autonome. Rappelons que CEJUEGO est une organisation formée de conseillers issus d’entreprises majeures en Espagne. Son avis est uniquement consultatif.

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