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Le moyen de paiement Skrill serait-il en baisse de régime?

Edouard Lopez 12 décembre 2013 - 10:46:22
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En 2011, Moneybookers était devenu Skrill. Cet événement avait littéralement fait sensation au sein de l’industrie iGaming et avait propulsé ce service de paiement en ligne au plus haut rang. Or, depuis le début de l’année 2013, il semblerait que Skrill ne se porte pas au mieux de sa forme. Malgré 36,5 millions d’utilisateurs inscrits au 1er décembre, certains faits démontrent un essoufflement de l’enseigne fondée en 2001 et aujourd’hui dirigée par Siegfried Heimgaertner. En outre, le portefeuille électronique doit faire face à une compétition très intense, de nouvelles solutions de transfert innovantes essayant de lui voler la part du gâteau.

Skrill commence à déserter certains marchés

Aux dernières nouvelles, les consommateurs canadiens ne pourront plus régler leurs achats sur les sites web marchands avec Skrill. Les joueurs de casino sont également concernés par cette annonce qui risque de leur donner un coup au moral. En effet, dès le 02 janvier 2014, Skrill ne sera plus disponible pour effectuer des dépôts ou retraits sur les plateformes de jeux de hasard en ligne autorisées au Canada. La société de paiement en ligne a précisé qu’elle enverrait un courrier de notification à l’ensemble de ses clients nord-américains : elle profitera peut-être de cette occasion pour leur expliquer la raison de cet étrange dénouement, même si elle n’est officiellement pas dans l’obligation de le faire.

« Skrill a été revendu au groupe CVC Capital Partners. Cette action pourrait-elle expliquer en partie son déséquilibre ?».

Si Skrill a simplement annoncé vouloir se retirer du marché canadien suite à une « révision de ses opérations », aucun commentaire n’a été apporté par les responsables de la marque au logo mauve et blanc. Skrill a néanmoins ajouté être déterminé à poursuivre ses partenariats avec les opérateurs de jeux de casino canadiens dans un futur proche, même si l’heure semble plutôt être à une ré-articulation de ses départements en interne et à un repositionnement stratégique. Il faut dire que récemment, Skrill a été revendu au groupe CVC Capital Partners. Cette pourrait-elle expliquer en partie son déséquilibre ?

Des bouleversements indéniables en interne

Skrill, qui est pourtant l’un des processeurs de paiement leaders du marché iGaming, a été vendu en août 2013 à la firme CVC Capital Partners. Ce groupe privé a en effet fait l’acquisition de Skrill pour un petit peu mois de 600 millions d’euros et le propriétaire initial de la marque, Investcorp, alors basé au Bahreïn, ne se serait pas étendu sur les négociations. Au jour d’aujourd’hui, CVC possède 75% des actions de Skrill et a pu financer son rachat grâce à un prêt de 250 millions d’euros autorisé par le Crédit Suisse et RBS. Quant à Investcorp, elle a posé 105 millions d’euros sur la table pour conserver certains titres monétaires et ainsi s’adjuger un siège au conseil d’administration, une position qui reste non-négligeable.

Si le PDG de Skrill, M. Siegfried Heimgaertner, s’était réjoui d’accueillir CVC au sein de l’entreprise, il y a fort à parier que les récents bouleversements auxquels la société a dû faire face l’ont empêché de se concentrer sur ses objectifs prioritaires. Néanmoins, la participation de CVC représentera un apport de taille dans la stratégie d’expansion de Skrill à l’international. Il suffit parfois simplement de laisser du temps au temps.

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