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Les jeux sont faits pour les PDG du groupe Affactive et Revenue Jet

Yannick Martial 13 novembre 2015 - 03:59:07
Les jeux sont faits pour les PDG du groupe Affactive et Revenue Jet

Ils n’ont décidément pas froid aux yeux. Fin juillet, nous vous annoncions dans l’un de nos articles, l’arrestation des trois responsables des casinos en ligne Affactive et Revenue Jet. Le groupe gérait de nombreux casinos en ligne qui ont, bien évidemment, fermé leurs portes le jour même de l’arrestation des trois hommes, laissant des milliers de joueurs, le portefeuille meurtri, sur le carreau. En effet, les casinos du groupe – Casino Titan, WinPalace, Grand Macao, Jackpot Grand, Golden Cherry, Ruby Royal, etc - n’avaient déjà pas pour réputation d’être de bons payeurs. Mais avec leurs responsables sur les verrous, les joueurs étaient alors certains de ne jamais revoir la couleur de leurs gains dûment mérités. Deux mois après la mise en examen de ces pirates du net, il semblerait que de nouveaux éléments viennent aggraver le cas des trois loustics. En effet, en plus d’avoir eu l’audace de s’attaquer à JP Morgan, l’une des plus grandes banques du monde, les compères ont également utilisé leur talent de hackeur pour attirer de nombreux joueurs sur leurs simulacres de casinos virtuels.

Les yeux plus gros que le ventre

« Deux mois après la mise en examen de ces pirates du net, il semblerait que de nouveaux éléments viennent aggraver le cas des trois loustics. »

C’est à se demander ce que les trois hommes avaient en tête lorsqu’ils ont décidé de s’en prendre à JP Morgan. Si vous aviez raté l’affaire qui a jeté un pavé dans la mare de l’industrie iGaming, un petit rappel est nécessaire. Gery Shalon, Joshua Samuel Aaron et Ziv Orenstein – les responsables des casinos du groupe Affactive et Revenue Jet - sont accusés d’être l’auteur de la plus sérieuse affaire de cybercriminalité de l’histoire des Etats-Unis. Et c’est peu de le dire, puisque les trois hommes ont tout simplement eu l’audace de pirater les bases de données de la banque américaine JP Morgan afin de récupérer le listing des informations bancaires de millions de clients. Le nombre de victimes concernées par ce vol de données très sensibles s’élève à près de 100 millions d’individus, dont 80 millions de clients de la banque.

La liste des accusations continuent de s’allonger

Mais le trio ne s’est pas arrêté en si bon chemin ! Hé oui, que neni ! Toujours aussi audacieux dans leurs idées, les trois hommes sont également accusés d’avoir piraté de nombreux blogs afin de placer leurs différents casinos virtuels en top des recherches Google et générer, ainsi, beaucoup de trafic sur leurs plateformes de jeux, et donc toujours plus de joueurs. Les trois acolytes, qui ont décidément de la suite dans les idées, ont également envoyé quelques milliers de mails à des joueurs domiciliés aux Etats-Unis pour faire la promotion de leurs différents casinos. Cette pratique est totalement hors la loi dans le pays de l’Oncle Sam puisqu’ils violent la loi UIGEA. Ainsi, la liste des accusations pesant sur les trois compères s’allongent à n’en plus finir. En effet, selon le Wall Street Journal, les pseudos opérateurs de casinos en ligne sont aujourd’hui accusés de piratage informatique, fraude bancaire et de sécurité, jeux d’argent en ligne illégal, blanchiment d’argent, usage de faux documents et vol d’identité aggravé. Avec un tel palmarès, il ne fait nul doute que les trois complices risquent de passer de nombreuses années derrière les barreaux.

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